Checklist AI Act + RGPD pour cabinets d'avocats
30 points de contrôle basés sur les textes officiels (Règlement (UE) 2024/1689 et RGPD) pour évaluer la maturité de votre cabinet face à l'IA.
Les 3 réflexes qui comptent
Au-delà des 30 points, l'essentiel du risque d'un cabinet tient à trois comportements :
- 1Ne jamais confier de données couvertes par le secret professionnel à un outil grand public non maîtrisé.
- 2Toujours vérifier humainement les productions de l'IA (surtout les références et citations) avant tout usage.
- 3Désactiver l'entraînement et maîtriser la conservation des données chez le fournisseur.
Cartographie et gouvernance IA
Base indispensable : savoir quels outils d'IA sont utilisés au cabinet, par qui, pour quels dossiers, encadrer et former les collaborateurs.
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Classification des usages
L'AI Act suit une approche par les risques. Chaque usage doit être classé : interdit, haut risque, transparence spécifique, ou risque limité. Pour un cabinet, l'assistance à la rédaction relève en principe du risque limité (transparence), pas du haut risque.
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Fournisseurs et modèles GPAI
L'usage d'un modèle d'IA généraliste (Anthropic, OpenAI, Mistral, Google…) implique une chaîne de responsabilités entre le fournisseur du modèle, le fournisseur de la solution et le cabinet déployeur.
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RGPD — Base légale et minimisation
Chaque envoi de données personnelles à un modèle d'IA est un traitement au sens du RGPD et doit reposer sur une base légale claire, avec un minimum de données.
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RGPD — Droits des personnes, AIPD et incidents
L'usage de l'IA doit rester compatible avec l'information des personnes, l'exercice de leurs droits, et la gestion des incidents.
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Sécurité, transferts et secret professionnel
L'usage de l'IA doit renforcer, jamais affaiblir, le niveau de sécurité et le secret professionnel qui s'imposent à l'avocat.
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Votre maturité
0% · Vigilance requise — point critique non couvert
0 élément(s) validé(s) sur 30
Points critiques non couverts
- 1.5 — Notre politique impose une vérification humaine des productions de l'IA (relecture, contrôle des sources, des références jurisprudentielles et des citations) avant tout usage dans un dossier ou devant une juridiction.
- 3.2 — Nous avons vérifié et documenté que le fournisseur n'utilise pas nos prompts et nos données pour entraîner ses modèles (ou l'avons désactivé).
- 4.3 — Les données de l'article 9 RGPD (santé, condamnations, opinions politiques, orientation…) ne sont envoyées à un modèle qu'après analyse spécifique et, si nécessaire, anonymisation.
- 6.4 — L'usage de l'IA a été validé au regard du secret professionnel de l'avocat (analyse spécifique, absence d'accès du fournisseur au contenu couvert par le secret).
Outil pédagogique édité par Kaius. Il ne constitue pas un conseil juridique et ne remplace pas l'analyse d'un avocat ou de votre DPO. Références utilisées : Règlement (UE) 2024/1689 (AI Act) et Règlement (UE) 2016/679 (RGPD).
Sources : Règlement (UE) 2024/1689 (AI Act) · Règlement (UE) 2016/679 (RGPD) · Accord « Digital Omnibus » Conseil/Parlement du 7 mai 2026 (calendrier haut risque)